MATELOTAGE

noeud
Par Xavier Mannino: www.xavier.mannino.pagesperso-orange.fr

Fascinant univers que celui des nœuds.

L’origine remonterait à l’époque préhistorique; on croit en effet que les hommes primitifs l’utilisaient avant même d’avoir découvert le feu et les métaux.

Au cours des âges, le nœud a été utilisé dans les domaines les plus variés, et certains ont même acquis une signification sacrée, religieuse, magique ou superstitieuse.

C’est pourtant dans la marine que leur utilisation est importante, et ce depuis l’Antiquité.

C’est dans ce domaine que l’art des nœuds, comme d’une manière générale celui du matelotage, s’est développé et perfectionné le plus profondément.

Dans la vie courante ne dit-on pas d’un nœud bien fait, qu’il sagit d’un nœud marin ?

Ils ont tous cependant un point commun, celui de tenir sans se défaire sous la tension et de pouvoir être dénoués facilement lorsqu’il le faut, même si le cordage est mouillé.

Comme chacun est supposé le savoir en montant à bord, il ne faut jamais employer le mot corde à la place de cordage.

Corde désigne uniquement le cordage ouvragé permettant d’actionner la cloche.

À l’époque de la marine à voile, tout bon marin connaissant son métier était capable de faire très vite et très bien plusieurs dizaines de nœuds, des nœuds rituels jusqu’aux nœuds d’ornement.

À bord des navires de guerre ou de commerce, le bosco est le maître de manœuvre et de tout ce qui touche au gréement et au matelotage.

Le spécialiste des nœuds dans l’équipage est le gabier (matelot chargé de la manœuvre des voiles) pour qui les nœuds n’ont pas de secret.

Sans être un professionnel, chacun doit pouvoir à bord effectuer les nœuds marins de base.

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